Dar Es Salaam

DERNIER JOUR A DAR ES SALAAM (22 juin 2012, jour 15)

Dernière journée à Dar Es Salaam, le temps des derniers rendez-vous et au revoir était arrivé. Essayer de retenir toutes les dernières images possibles de Dar Es Salaam que nous quittions pour de bon était le but de la journée. Nous avions prévu de passer la matinée avec Young Reporters Network et nous espérions pouvoir parler à plus de jeunes, échanger avec eux.

Nous sommes donc allées à 9h à l’église catholique, à 200m de notre hôtel, où les jeunes enfants enregistraient leur émission. Trois jeunes filles écrivaient leur chronique, d’autres étaient sur les ordinateurs, ils préparaient tous calmement leur programme. Pour ne pas trop les déranger, nous avons demandé à l’une des enfants qui semblaient avoir fini ce qu’ils faisaient depuis ce matin. Mais le contact avec des enfants est beaucoup plus compliqué, il requiert plus de patience que les autres jeunes que nous avions rencontrés. Cela me rappelle une phrase de Christopher de l’orphelinat qui disait que « travailler avec un enfant est un défi à chaque seconde », c’est ce que je ressentais. Nous avions attendu depuis des mois de rencontrer ces enfants dont nous avions lu les exploits, et nous trouvions des difficultés à établir un bon contact, un contact spontané. C’était comme s’ils m’impressionnaient, avec leur conviction, leur confiance en eux, et cette capacité à aborder des sujets qui requéraient autant de maturité. Les sujets de cette matinée étaient nombreux, ceux qui m’ont le plus interpelée sont l’excision et le droit des enfants. A douze ans, ils étaient capables d’en parler avec les mots justes, des mots vrais. Nous avons interviewé Caroline, 12 ans, à qui nous avons finalement réussi à extirper de très beaux sourires au fur et à mesure de la vidéo. Caroline dit tout simplement que « ceux qui ne font rien doivent faire quelque chose » , que la radio lui avait énormément apporté et que tous les enfants devraient faire quelque chose dans leur vie. Cette petite est pleine d’espoir, et veut très fort devenir journaliste. Cette radio lui a apporté une ligne de vie, de la confiance en elle, un groupe d’amis avec qui elle peut partager sa passion. C’est l’exact exemple de ce que l’engagement est capable d’apporter. Nous n’avons pas pu assister à un enregistrement complet, mais après une longue matinée à leurs côtés, nous avons réussi à comprendre et explorer cet engagement de très jeunes personnes.

Nous devions ensuite clore nos dernières affaires à Dar, à commencer par récupérer nos merveilleux Kitenge. Après cela, nous avons fini en dinant au restaurant avec Eric, Edward et Lawrence. La discussion prenait des allures de retrouvailles entre amis de longue date alors que nous nous connaissions à peine. Nous savions que ce n’était pas la dernière fois que nous nous voyions, ce n’était pas un adieu. En effet, ce que j’ai appris de l’engagement aujourd’hui, est le fait qu’il rassemble les jeunes aux étoiles dans les yeux, ceux qui parlent le même langage, tous ceux qui ne veulent qu’une chose : se réveiller dans un plus beau monde demain.

;
;
;
;
;

LA MAISON DE LA PAIX (22 juin 2012, jour 14)

Vendredi 13 juin… Excusez-moi : Vendredi 22 juin ! Oui, aujourd’hui ressemblait étrangement au jour où la chance décida de faire marche arrière, de s’écarter légèrement du fil de conduite qui guidait nos journées depuis notre arrivée.

Nous avions enfin réussi à obtenir un rendez-vous avec Unicef Dar Es Salaam à 8h ce matin, après 6 mois d’appels depuis la France, 40 mails échangés, un rendez-vous repoussé. Et  bien, nous ressortîmes très gentiment de l’office à 8h02 ! En réalité, nous n’avons même pas pu traverser la barrière d’entrée, notre hôte étant trop malade pour nous accueillir. 8h02 : tout va bien, ce n’est que le commencement d’une longue journée. Après avoir réglé notre problème de connexion internet (comme vous l’avez peut-être remarqué avec l’article d’hier), vinrent ceux des cartes mémoire. Bref, quelques péripéties avant que nous ne nous remettions au travail. Deux vidéos, deux articles, et c’est reparti !

Demain sera notre dernier jour dans la Maison de la Paix (= signification de « Dar Es Salaam »), avant de partir pour Mbeya. Cette ville porte bien son nom. Nous sommes constamment entourées des Tanzaniens qui adorent les visiteurs, la route nous berce de ses petits Bajaj, Dalla-dallas et nous nous laissons emporter par l’ambiance de notre quartier, Posta Zamani, rythmée par des chants luthériens au petit matin et en fin d’après-midi. Travailler tout en profitant de ces dernières couleurs de la capitale économique où grouillent des milliers de gens en activité : rien de plus plaisant. La nuit tombe, les palmiers s’éclairent à l’aide des quelques lanternes de la rue, les bateaux stationnent au port, les lumières se reflètent sur les rives de l’Océan Indien. Et mes compatriotes s’endorment, le sourire aux lèvres.


Bref, un petit bonheur. Un pur bonheur.

Léa

;
;
;
;
;

MAIS, QUI SERA LE PROCHAIN BAN KI MOON ? (21 juin, jour 13)

Treizième jour, nous allons bien, nous rencontrons des gens extraordinaires chaque jour, nous travaillons beaucoup, nous sommes fatiguées mais nous sommes heureuses.

Treizième jour, je commence à tout remettre en question. Ces rencontres, toutes différentes et complémentaires, chamboulent ces petites cases qu’il y a dans ma tête. Que vais-je faire de ma vie ? Où et comment doit-on agir ? Comment doit-on s’y prendre pour changer le monde ?

Treizième jour, nous avons grandi et nous avons appris.

Aujourd’hui nous avons eu l’honneur de rencontrer Mr Polepole, membre du comité de rédaction de la nouvelle constitution tanzanienne. Ce jeune homme de 30 ans nous parle avec sincérité et conviction : « à 20 ans, on a beaucoup de rêves, d’idéaux et d’ambitions. On est prêt à tout, on n’a peur de rien, et surtout, on n’a rien à perdre. » En l’écoutant parler, je me demande ce que serait la France avec des parlementaires plus jeunes, des sénateurs ayant la vingtaine, des ministres de la jeunesse encore jeunes… Je me demande ce que serait le monde si chaque pays accordait sa confiance à des jeunes comme Polepole pour apporter ce petit grain de folie dans ces discussions de « sages ».

            Nous sommes également allées interviewer Lawrence à son office. Bien que nous le connaissions depuis 13 jours maintenant, nous découvrons un homme surbooké et très engagé. Nous restons longtemps avec lui à discuter sur la jeunesse, la Tanzanie, l’engagement…

            Polepole et Lawrence font partie de ces personnes qui croient profondément en la jeunesse, et qui ont décidé d’y consacrer leur vie. J’admire leur engagement et leur volonté, j’admire leur courage et leur patience. Oui, ils mènent un vrai combat. Ils veulent faire entendre la voix des jeunes, ils veulent que la Tanzanie se développe et ils sont persuadés que les solutions viendront de la jeunesse. Dans le dalla-dalla du retour, je me demande lequel des deux sera le prochain Ban Ki Moon :)

            Ce soir, je suis émerveillée, comme je le suis chaque soir depuis treize jours. Je suis émerveillée par tant d’altruisme, de force, de beauté, de partage, de solidarité… bref, je suis simplement émerveillée par cette jeunesse qui a tant à donner et qui donne déjà tant. Mais ce soir je suis aussi triste, nous quittons cette magnifique ville dimanche matin pour découvrir le reste du pays. Nous avons fait nos premiers au revoir, la boule au ventre. Dar Es Salaam nous a tellement apporté, et jamais nous ne pourrons oublier son hospitalité, ses couleurs et ses sourires.

C’est du plus profond de mon cœur que je remercie tous ces Tanzaniens qui nous ont accueillies avec simplicité et générosité. Il y a des rencontres qu’on n’oublie pas, il y a des sourires qui restent dans nos esprits et il y a des phrases qui guident nos vies

 ASANTE SANA :)

Héloïse

P.S : je n’ai pas pu poster cet article hier (même s’il était écrit) car nous avons eu de gros problèmes d’internet. Désolée !

;
;
;
;

« APPRENDRE A AIMER » (20 juin, jour 12)

C’est une chose d’entendre en Europe des Européens dire que l’Afrique a besoin d’aide, financière, matérielle, afin de lui permettre de se développer. C’en est une autre d’écouter en Tanzanie un jeune Tanzanien de 25 ans déclarer, en fixant la caméra et en s’adressant directement aux jeunes Français, « là-bas », qu’il a conscience que son pays est moins développé que la France, et que pour qu’elle puisse rattraper son retard et devenir elle aussi un pays développé, la Tanzanie a besoin de l’aide des pays européens développés.

Mon scepticisme relatif à la saint-graalité du développement économique est touché de plein fouet : j’avais déjà entendu des « il faut aller les aider » ; je n’avais jamais entendu en face-à-face un « il faut venir nous aider ». Je m’en veux une énième fois de ne pas avoir été plus attentive en cours d’économie du développement et me jure de lire à mon retour les quelques bouquins portant sur le sujet que j’ai mille fois commencés sans jamais réussir à les finir. Ce soir, j’en ai ma claque d’entendre parler de « retard à rattraper ».

Pourtant, la bouche qui a prononcé ces paroles aujourd’hui l’a fait avec sincérité et conviction. Christopher, bénévole à l’orphelinat « Watoto wetu Tanzania » (nos enfants de Tanzanie) de Kimara, croit dur comme fer que son pays doit et va devenir un pays plus prospère grâce à l’éducation. Dans cet orphelinat, et avec l’aide de Gabriel, 28 ans, il donne des cours accélérés à de jeunes orphelins n’étant pas allés à l’école. Ce qu’il en retire ? Il a appris à aimer comme il se doit un enfant, à le comprendre, lui, ses attentes, ses rêves et ses convictions. Il sent qu’il est désormais prêt à être un bon père.

Je suis touchée de façon déroutante par quelque chose qui vibre en lui et est sans appel. Une sorte de lucidité éprouvante quand il regarde ces enfants qu’il aime et qu’il s’efforce de sortir de la rue et de mener à la réalisation de leurs rêves. Une sorte d’espoir fou quand il adresse son message à la jeunesse d’ici, celle qui a mais ne fait pas.

Nous reviendrons plus en détail sur Christopher et Gabriel…

Juliette, tressée de fatigue
;
;
;
;

AU REVOIR PARIS, JAMBO DAR ES SALAAM ! (19 juin 2012, jour 11)

Trois salles d’embarquement, trois pays, et me voilà dans la chaleur étouffante de Dar Es Salaam. J’ai peu dormi, mais je veux profiter de chaque instant, mémoriser chaque image de ce voyage tant attendu. Des jambo, mambo, et karibu joyeux m’accueillent, les Tanzaniens essaient de trouver une place entre les nombreux dalla-dallas, taxis et autres moyens de transport bien à eux. Par la fenêtre de mon taxi, je remarque que rien n’est en ordre, mais tout parait à sa place. Je peux enfin profiter des couleurs et des sourires dont les filles m’avaient tant parlé.

Arrivée au Luther House Hostel, je les retrouve enfin ! Après nos câlins de retrouvailles,  les choses sérieuses commencent. Elles prennent le temps de me raconter en détail les différentes rencontres qu’elles ont faites, l’organisation de notre dernière semaine à Dar Es Salaam, elles n’ont pas chômé ! Ca y est, notre aventure a bel et bien démarré, tous ces jeunes que nous rêvions de découvrir sont là, il faut maintenant que nous honorions ces rencontres en écrivant de beaux portraits de leur engagement.

La matinée se termine par des finitions d’articles, des chargements de vidéos, et des listes de choses à faire. Nous devons alors rejoindre Eric dans le quartier de Kariakou pour l’après midi. Après un boui-boui, plein d’échoppes, de bousculades, de marchés, d’effusion de tissus, de débordements de couleurs, on est reparti en dalla-dalla pour notre rendez-vous avec Edward, le national chair de YUNA à posta zamani là où se trouve notre hôtel. Il nous accueille chaleureusement, et sur le chemin de notre auberge, des liens d’amitié se tissent déjà entre nous deux.

L’interview va commencer, les filles règlent les lumières, nous revoyons ensemble les questions : ma première rencontre d’un Tanzanien engagé allait enfin avoir lieu. Et c’est avec des étoiles plein les yeux que l’interview se termine.

J’en ai maintenant la certitude, ces jeunes sont extraordinaires et leur engagement est tellement beau. Même séparés par un continent, nous nous comprenons. La personne qu’il est devenu s’est construite grâce à YUNA, grâce à son engagement, il sait ce qu’il veut devenir, il sait pourquoi il se réveille le matin et en cela nous nous ressemblons. Son rêve est noble «To see young people making the difference and the change led by the wisdom of older people» , il se rapproche de notre souhait de mettre en avant la jeunesse. Il faut lui donner la parole, utiliser sa force, son énergie et ses rêves.

C’est ce que je retiendrai de cette parfaite première journée :Il faut que les jeunes arrivent à se persuader que leurs rêves en valent la peine, que leurs engagements participent au changement de leur société et surtout à une meilleure connaissance d’eux-mêmes. Il faut qu’on continue notre travail, de partager, d’échanger. Je crois en l’engagement, et le but de notre voyage est de trouver la clef pour convaincre un maximum de jeunes que chacune de leur voix compte.

ASANTE YOUTH TANZANIAN PEOPLE (Merci à la jeunesse tanzanienne) pour cette fabuleuse journée.

A demain pour de nouvelles aventures.

Radia
;
;
;
;

FOOTBALL EN COEUR (18 juin 2012, jour 10)

Cela fait 10 jours que nous avons posé pied sur le sol tanzanien, et déjà énormément de rencontres, d’interviews,… notre quête avance chaque jour !

Après avoir interviewé Ancy, un jeune homme qui a monté sa propre entreprise avec l’aide  de TYC, nous avons rejoint Eric, ancien membre de TYC dont nous vous avons déjà parlé la semaine dernière. Il nous emmène, en frayant nos pas au travers de chemins quelque peu poussiéreux, dans le quartier de Buguruni, et plus spécifiquement au Buguruni Center. Ce  club de sport sensibilise les jeunes aux thématiques de la santé et de l’hygiène (sida, maladies de la polio, la malaria et autres) au travers de la pratique du football. Les jeunes footballers sont âgés de 9 à 18 ans. Certains s’entraînent pour jouer en ligue 1 dans quelques jours, d’autres sont simplement amateurs. Quel que soit leur âge, un travail de sensibilisation est établi avant ou pendant chaque session de sport.

Nous interrogeons les créateurs de cette association (voir photo à gauche), des jeunes d’une vingtaine d’années, qui fonctionne essentiellement sur le bénévolat. Décider de construire un centre pour aider les jeunes à sortir d’environnements pas toujours sains, et faire soi-même presque partie des jeunes, c’est un beau pari ! Un beau pari, un magnifique geste, de merveilleuses ambitions, une réalité à couper le souffle. A quelques mètres de là, plus d’une cinquantaine d’enfants s’entraînent sur un terrain sableux. Hauts comme 3 pommes, nous n’arrivons pourtant pas à leur prendre la balle ! Ils sont beaucoup trop rapides et, amateurs ou pas, ils sont non seulement meilleurs que nous, mais développent une technique de professionnels (non pas que nous en sachions énormément sur le foot !). Nous discutons ensuite de leur engagement, et les encourageons à poursuivre dans cette voie : « Wi ? Wa ! Wi ? Wa ! Tudi pashiye ! » (=cri de motivation). Des sourires à profusion. Nous en attrapons quelques uns à la volée, immortalisons ces moments. Dès leur plus jeune âge, ils s’impliquent pour devenir maîtres de leur futur, inconsciemment ou pas. Je pense que pour s’inscrire dans ce genre d’organisation, quel que soit l’âge des sportifs, il faut VOULOIR s’informer, se confronter aux réalités qui nous entourent et vouloir se battre pour ne pas faire partie des personnes qui sont embarquées dans le tourbillon noir des substances illicites… Que ce soit de leur propre initiative ou de celle de leurs parents, leur inscription à ce club leur apporte chaque jour énormément, il n’y a qu’à observer leur visage et leur confiance en eux lorsqu’ils parlent.

Je vous laisse sur ces quelques photos, en espérant qu’elles vous diffusent le bonheur que ces jeunes nous ont donné. Ne serait-ce que vous faire voyager quelques minutes dans le quartier de Buguruni, dans lequel nous avons passé tout cet après-midi, tout chaud au coeur.

Les interviews, photos et vidéos de cette journée seront postées très très prochainement !

Cet article est le dernier avant l’arrivée demain matin de Radia, que nous attendons avec grande impatience et qui est déjà dans l’avion à l’heure où je vous écris ! Dernière nuit à 3. Première journée à 4 : nous avons hâte !

A demain !

Léa
;
;
;
;

COCKTAIL MOLOTOV D’EMOTIONS (16 juin 2012, jour 8)

La sueur au front, les cernes sous les yeux, mais le sourire aux lèvres, je cherche les mots pour vous écrire ce soir… Comme vous l’a dit Juliette hier, ici nous nous réconcilions avec nos sens. Cependant, mon sentiment ce soir c’est un trop-plein d’émotions incontrôlables, épuisantes et fascinantes. Je vais essayer de dompter tout cela, mais il se fait tard donc je ne suis pas sûre que la suite de mon article ressemble réellement à quelque chose !

L’adaptation dans ce merveilleux pays a été très facile. Mais bien que les « Karibu » répétitifs nous accueillent à bras ouverts, au bout du huitième jour de notre grande aventure, nous avons dû nous confronter à nos premiers problèmes de compréhension, d’adaptation, de culture, mais surtout de fatigue intense !

Notre journée commence à 7 heures du matin avec un petit déjeuner simple mais copieux. Nous courons pour arriver en avance à notre rendez-vous matinal : nous ne voulons pas arriver en retard pour la session de radio des Young Reporters Network. Après avoir attendu ces fameuses 30 minutes africaines, nous rencontrons enfin le responsable des YRN. Un petit homme souriant, très affectueux, parlant un anglais hésitant. Nous ne comprenons pas ce qu’il se passe, on nous trimbale, nous explique que l’émission, normalement animée par les enfants, est annulée, puis on nous offre à boire, nous nous forçons d’engloutir notre coca, puis rebelote…. on nous trimbale, nous ne comprenons toujours pas, le temps passe, on serre des mains, on nous re-explique le programme, nous ne comprenons toujours rien. Entre deux trimbalages nous discutons avec le directeur de la radio qui nous apprend qu’en Tanzanie, il y a une loi qui impose à chaque média de consacrer du temps pour les enfants, : les radios, par exemple, doivent consacrer 2 heures par semaine à un programme concernant l’enfance et la jeunesse. Nous admirons cette initiative et pendant que nous nous questionnons sur la place laissée aux enfants dans les média français, on nous re-trimbale… Bref, nous nous retrouvons dans le 4×4 de « Save The Children », direction un forum pour la journée de l’enfant africain.

Maintenant que je vous ai mis dans l’ambiance de nos 3 premières heures de la journée, imaginez-vous sortir du 4×4, entrer dans une salle remplie de Tanzaniens, où la conférence a déjà commencé. Vous vous asseyez discrètement (le discrètement est relatif ici, vous êtes un kizungu, donc par définition vous ne pouvez pas vous asseoir sans attirer les regards !), puis écoutez ce que les gens racontent…. c’est alors que vous vous rendez compte que les gens parlent en swahili, or vous ne parlez pas cette langue, mais vous êtes toujours en plein milieu de cette salle comble. Il est midi, vous avez faim, il fait chaud et vous ne comprenez pas un mot de ce qu’il se passe. Dès que le chef annonce la pause, vous allez dehors et essayez de parler avec des enfants pour les interviewer. Vous avez beaucoup de mal à les comprendre, leurs réponses ne répondent en rien à vos questions, vous êtes perdu : que se passe-t-il aujourd’hui ? Vous décidez donc de prendre votre courage à deux mains et de quitter le forum pour profiter de la fin d’après-midi. Arrivé à l’hotel, vous entendez ce fameux bruit, ce « BRRRRRRR » qui annonce un coupure de courant. Il est 14h, il n’y a plus d’électricité.

Comment vous sentez-vous ? Vous êtes fatigué ? Vous avez envie de râler, de dormir, de prendre une douche…? Eh bien non ! Après ce petit épisode, nous avons décidé de prendre les choses du bon côté, comme le font si bien les Tanzaniens. Nous avons changé d’hôtel, pris un taxi pour le Ferry, et nous sommes allées à Kigamboni (l’île la plus proche de Dar Es Salaam) pour retrouver tous les leaders de YUNA en formation.

L’air marin, la végétation luxuriante, la mer, le calme et l’isolement : voilà ce dont nous avions besoin. Juste une petite heure hors du temps et hors du monde, pour retrouver nos esprits et toute l’énergie qui va avec.

Nous avons donc retrouvé Elijah, Edward, Lawrence, Constantine… dans un endroit paradisiaque, loin de tout, où ils étaient en train de travailler sur la redéfinition de leur association (YUNA). Les sourires, les rires, les discussions enflammées, les échanges culturels ont redonné à notre journée toutes les couleurs qu’elle avait perdues.

Ce moment de trop-plein ressenti le matin avait disparu, nous étions simplement heureuses d’être là et de vivre ce moment.

En écrivant cet article, je me demande combien de séjours africains il va me falloir pour arrêter de râler en permanence et attaquer chaque journée avec un optimisme indémontable. Combien de rencontres avec les autres vont être nécessaires pour que je devienne aussi passionnante que tous ces jeunes. Mais surtout je me demande combien de temps il va falloir à cette vieille Europe pour se rendre compte qu’il y a tout un monde ici, qui grouille, qui fulmine et qui rêve de changer les choses. Il y a tant à apprendre de ces gens fabuleux, nous avons tellement à gagner à s’ouvrir aux autres, à essayer de les comprendre avant de les rejeter, à montrer de l’intérêt avant d’en avoir peur.

Je ne reviendrai pas indemne de ce séjour tanzanien. Chaque jour, je suis un peu plus convaincue de continuer à me battre pour que la voix des jeunes soit réellement entendue et prise en compte. La jeunesse est quelque chose de fabuleux, c’est l’âge de tous les possibles, elle peut faire beaucoup et elle peut faire mieux. Ces jeunes me le prouvent chaque jour : ils font des choses incroyables avec si peu.

C’est donc pleine d’énergie, de rêves et d’espoirs que je clos mon article : nous sommes la jeunesse et nous pouvons faire de grandes choses. Donnez-nous la parole, faites-nous confiance : vous ne serez pas déçu !

Hélo

;
;
;
;

RECONCILIATION DU COEUR ET DES SENS (15 juin 2012, jour 7)

Difficile de prendre mon stylo pour me mettre à écrire ce soir. Léa et Hélo sont en train de monter la vidéo de Kennedy, ce lycéen tellement éveillé qui a réussi à imprimer de manière irréversible son sourire animé, miné d’âme, au fond de nos coeurs déjà débordés. Cela fait une semaine que nous avons posé nos fesses sur la banquette de notre premier taxi tanzanien et nos yeux sur la beauté de notre premier sourire tanzanien. Si premier a rimé avec dernier à propos du taxi, les dalas-dalas étant devenus bien plus à notre goût, ce premier sourire tanzanien fut le point de départ d’un tourbillon insensé et insoupçonné, d’une farandole de sourires tous plus attachants les uns que les autres. Peut-être aurions-nous dû appeler notre blog « jeune sourire tanzanien »…

Je tarde à raconter notre journée car ma tête déborde d’images, de sons, de poignées de main et de couleurs. Mais c’est un débordement sain et jouissif, qui me lave d’un trop-plein de râleries, d’indifférence et d’yeux au ciel parisiens. J’ai la vive impression de me réconcilier avec mes sens, que la vie parisienne aseptisée avait engourdis, annihilés. Ici, on serre les mains comme on offre ses sourires, par paquets de mille ; ici, le rouge, le jaune et le violet ont le droit de se marier pour faire des kitenges des femmes africaines, si belles, si fières, une explosion de couleurs et un ravissement pour les yeux ; ici, quand quelqu’un entre dans une boutique, il a droit à un « karibu » (bienvenue) qui réchauffe le coeur ; ici, la vie bourdonne, constamment, inlassablement, refusant de se dissiper dans la pesanteur de la nuit, et l’on s’habitue à ce bruit de fond de musiques et de voix mêlées qui semble ne jamais devoir cesser.

Nous avions expérimenté les sourires francs, nous avions expérimenté les couleurs pures, le goût du poisson grillé sur les papilles ; il nous manquait une première expérience musicale. Elle nous a été offerte grâce à Emanuel et Constantin de YITA, qui nous ont accompagnées aujourd’hui au studio d’enregistrement d’Uyoga Boga Village (littéralement : « le village champignon citrouille » !). Nous avons passé deux heures, assis par terre au coude à coude, à discuter de leur initiative et de leur association, bercés par une musique aux effluves mystiques. Ibrahim et Mors nous content leur quête de donateurs afin de pouvoir acheter ce petit studio, leur volonté de réveiller la jeunesse, de stimuler son engagement politique, ou simplement sa conscience citoyenne, à travers leurs chansons. Ils chantent leur croyance et leurs rêves de démocratie pour leur pays, nous traduisent quelques-uns de leurs textes les plus engagés et finissent à notre plus grand plaisir par quelques phrases a capella. Voici une de leurs chansons, dont le seul mot qu’on comprend est « elimu » (éducation). Malheureusement nous n’arrivons pas à charger notre chanson préférée qui s’intitule « Miaka Hamsini » (« cinquante ans »), en référence à l’anniversaire de 50ans d’indépendance tanzanienne fêtés en 2011.

Cette journée aura également été marquée par notre interview de Mark, le directeur de YITA, qui plus que sur lui-même, nous en a appris sur la jeunesse. Nous retiendrons son désaccord marqué devant notre affirmation naïve : « La jeunesse, c’est le futur ! ». Non, bien sûr que non, la jeunesse n’est pas le futur, nous assure-t-il. Si la jeunesse est le futur, si c’est demain qu’elle aura un rôle à jouer, alors elle ne servira jamais à rien. Car quand demain deviendra aujourd’hui, la jeunesse ne sera plus jeune ! C’est aujourd’hui que la jeunesse compte, aujourd’hui qu’elle doit agir, tant qu’elle est jeune, justement, pleine de fougue et de désirs fous. La jeunesse, c’est le présent, évidemment !

J’ai mauvaise conscience de finir cet article sans un petit résumé terre-à-terre et pratique : niveau boulot, on n’aurait jamais pensé avoir tant à faire et dormir si peu ! Nous avons jusqu’à présent publié deux portraits vidéo (Lenin et Lucy) et un portrait écrit (Nico). Nous avons fini ce soir le portrait vidéo de Kennedy (YUNA) et nous avons encore beaucoup de portraits à rédiger ou à monter en vidéo… Eric de TYC, les jeunes de YUNA, Emanuel et Constantin de YITA, Elijah de YUNA, avec qui nous avons déjà passé de si bons moments… Les regards, les voix et les rêves se succèdent devant notre objectif mais ne se ressemblent pas. Leur seul point commun est leur fabuleuse volonté de faire quelque chose pour leur société, pour la jeunesse ou pour la paix dans le monde, cet étendard somptueux brandi comme un talisman. C’est à cette volonté, que nous espérons indomptable, que nous songeons le sourire aux lèvres le soir, avant de nous endormir…

Juliette, petit mtoto heureux.

.

.

.

« MTOTO AFRICA » (14 juin 2012, jour 6)

Nzuri jioni ! (= « Bonsoir ! »)

Aujourd’hui, nous sommes allées à la découverte de jeunes se préparant à changer le monde : ils préparent plusieurs débats sur les droits de l’enfant à l’occasion de la journée de l’enfant africain (= en swahili : « Mtoto Africa ») qui a lieu ce samedi 16 juin. Ils se constituent sur le modèle des Nations Unies, ce que nous connaissons aussi sous l’appellation « Model United Nations ».

Très sérieux, ils ne manquent néanmoins pas une occasion de faire de l’humour. Nous prenons part à la conférence, et de jeunes tanzaniens, parmi lesquels nous sommes assises, se chargent de nous faire la traduction swahili-anglais (nous riions donc en décalé… mais mieux vaut tard que jamais!). Ces jeunes ont réellement connaissance du monde dans lequel ils grandissent, sont conscients de la particularité de leur continent, de la situation des enfants africains de nos jours, et des priorités qui doivent être posées concernant l’éducation et le développement de la jeunesse. Ils considèrent que le rôle de la jeunesse, prise entre 2 générations qu’il faut lier, l’enfant et l’adulte, est primordial pour l’avancement de la cause de ce premier et la prise de conscience des seconds.

Nous rencontrons tous les jours de nouvelles personnes, des personnalités fabuleuses, et surtout, extrêmement généreuses. Chacune participe énormément à la construction de notre projet et à son bon déroulement. Les responsables d’associations nous envoient des personnes de confiance pour nous accompagner depuis notre hôtel jusqu’au lieu de rendez-vous afin de s’assurer que nous ne nous perdions pas (même lorsque nous savons exactement quel dala-dala emprunter). Encore une fois, et vous l’entendrez sûrement en boucle pendant les 30 prochains jours, les Tanzaniens sont d’un accueil et d’une gentillesse infinis.

En attendant demain, Dar Es Salaam vous souhaite une merveilleuse nuit !

Léa

.

.

.

3 FILLES, 40 LYCEENS ET 1000 SOURIRES… (13 juin 2012, jour 5)

Connaissez-vous le président de Tanzanie ? Avez-vous déjà entendu parler des partis politiques tanzaniens ? Savez-vous qui est la femme de l’ancien président de Tanzanie ? Non ? Eh bien les jeunes tanzaniens, eux, connaissent Sarkozy, Carla Bruni, Hollande, le parti socialiste, DSK, Christine Lagarde, et j’en passe ! Quelle leçon de vie, non ?

Parler avec les jeunes tanzaniens, c’est avoir le sourire jusqu’aux lèvres, les yeux écarquillés et un esprit vif pour pouvoir emmagasiner toutes ces discussions passionnantes que nous avons. Ce soir, je suis complètement émerveillée par l’intelligence, la pertinence et la culture générale de tous ces jeunes. Mais aussi par l’intérêt qu’ils portent aux visiteurs, à l’étranger, à l’autre…

Bref, comme vous devez l’avoir deviné, notre journée a été riche en émotions et en partage. Nous avons retrouvé Elijah et Kennedy à l’arrêt de bus, pour partir à l’autre bout de la ville dans une zone encore inconnue de nous trois. Nous découvrons un lycée immense, le Mbezi beach high school, au milieu d’une végétation luxuriante et rempli de 1500 lycéens curieux de la visite de trois blanches.

Aujourd’hui au programme : les UNclubs. Ce groupe d’une centaine de membres (dont 25 réellement actifs) se réunit une fois par semaine afin de débattre sur des sujets divers. Emmanuel, Innocent et Elizabeth viennent chacun à leur tour introduire le sujet du jour : l’égalité des genres. L’assurance de ces jeunes nous laisse sans voix, ils se succèdent et apportent des précisions sur le sujet devant une classe remplie d’élèves.

Nous restons un petit moment à discuter avec ces lycéens, sur le pourquoi du comment, sur la France, les femmes, la Tanzanie, le lycée, la vie… bref, nous apprenons beaucoup, je filme, Léa enregistre, Juliette note… nous ne voulons rien perdre de ce moment :)

En partant du lycée, je les regarde une dernière fois avec tant d’admiration : ces jeunes sont calmes, posés et réfléchis ; ils sont pleins d’espoir, d’ambition et d’optimisme…

Notre repas avec Kennedy et Elijah a été passionnant. Ces deux lycéens sont engagés à Youth United Nation Association (YUNA) et consacrent toute leur énergie dans cet engagement. Nous avons de grands débats politiques, qui nous amènent loin et nous font rester tard autour de la table. Nous pouvons parler de tout et de rien, ils suivent, argumentent, complètent, se questionnent, nous questionnent….

Ce soir, j’ai toujours cette étincelle dans les yeux… je me demande comment et pourquoi Kennedy connait autant de choses sur Sarkozy au point d’en savoir autant que moi ; je me demande si tous les jeunes sur cette planète ont la même force et le même courage ; je me demande pourquoi on ne leur laisse pas plus de place… ces jeunes changeront le monde et j’en suis persuadée !

Hélo

.

.

DALLA-DALLA POUR MANZESE (12 juin 2012, jour 4)

En route pour une nouvelle journée bien chargée ! Marchez jusqu’à l’arrêt de dalla-dalla (mini-bus tanzanien qui n’a rien à envier au RER B à Châtelet en heure de pointe) nommé Posta, longez toute la file de mini-bus pour trouver votre bon dalla-dalla en direction d’Ubungo, prenez la barre du bus et votre transpi à deux mains, et vous voilà fin prêt pour affronter la circulation de Dar Es Salaam !

Nous avons rendez-vous avec Emanuel, coordinateur de l’association Youth Initiatives of Tanzania (YITA), située dans les bidonvilles de Dar. Nous marchons une bonne heure dans la poussière, aidées mille fois, avant d’être finalement guidées au bureau par Lucie après un magistral demi-tour. Lucie est une jeune engagée chez YITA, passionnée par la jeunesse et mue par son désir de l’aider à s’accomplir ; nous posterons bientôt son portrait vidéo dans l’onglet « Portraits » !

Emanuel nous emmène à la petite asso NGAO (« bouclier »), montée par un ancien membre de YITA, et qui vise à sensibiliser les jeunes au problème du SIDA ainsi qu’à les aider à se lancer dans l’entrepreunariat pour les sortir des cercles vicieux de la drogue et de la violence. Encore une fois, nous posterons le portrait de Mohammed, créateur de l’asso, très prochainement.

Concernant nos portraits de jeunes et d’associations, il faut que nous adoptions le rythme : regarder et sélectionner des passages dans nos vidéos nous prend énormément de temps et nous avons pris du retard, mais nous arriverons bientôt à poster dès le lendemain de nos rencontres les portraits correspondants.

Désolées pour nos « Followers » qui ont reçu un merveilleux mail leur indiquant que nous avions posté un passionnant article du nom de « blabla » : nous sommes en train de réaménager notre blog et découvrons ses multiples et mystérieuses fonctionnalités peu à peu.

Juliette

.

.

.

REPORTERS EN HERBE (11 juin 2012, jour 3)

Karibu ! (= bienvenue ! :) parce que vous aussi, vous allez devenir bilingues !)

Après vous avoir laissés hier, nous avons rencontré Lwidiko Edward et Lawrence Chuma autour du meilleur milk-shake de la ville. Tous les deux responsables de Youth of United Nations Association (YUNA) et impliqués dans le fonctionnement de diverses associations, ce fut notre première vraie rencontre, après nos nombreux e-mails échangés. Pleins d’espoir, ils croient profondément en l’avenir et la possibilité de changer le monde par l’association de petites actions. Ils nous ont établi un planning détaillé pour nos 2 prochaines semaines et nous aident pour tous nos déplacements. Avant de vous livrer très prochainement un portrait de chacun d’entre eux, nous pouvons d’ores-et-déjà vous résumer notre rencontre en ces quelques mots : All that matters is « Create the opportunities. Grab the opportunities ».

 Aujourd’hui, ce 11 juin 2012, inaugure nos premières heures dans la peau de reporters. Nous avons rencontré Lenin et Niko, respectivement responsables des associations Tanzania Youth Coalition (TYC) et Savannah, ainsi qu’Eric, jeune engagé de 19 ans. Vous trouverez également leur portrait dans l’onglet « Portraits ».

Pendant que je vous écris cet article, mes co-équipières chantent à tue-tête. Je m’en vais les rejoindre.

À demain !

Léa

.

.

.

PREMIERS PAS (10 juin 2012, jour 2)

Jambo,

Hatujambo (nous allons bien) :)

Voici les dernières nouvelles moites des trois aventurières dans une ville fascinante et pleine de vie. Nous avons bien et beaucoup dormi (malgré l’animation continue dans la rue). Après avoir changé de chambre, nous sommes allées découvrir le reste de la ville. Nous tombons sur une étrange rue indienne à 200m de notre hôtel. En quelques minutes nous nous croyons à l’autre bout de l’océan indien. Les odeurs, les couleurs, les temples, bref tout est là pour nous faire voyager à nouveau !

Cette après midi nous organisons notre semaine, passons des coups de téléphone et tentons de rentrer en contact avec un maximum d’associations de jeunes. Nous allons avoir une semaine chargée en découvertes et surprises :)

Avant de rentrer pleinement dans cette aventure, nous voulions vous faire un petit topo sur ce beau pays qu’est la Tanzanie .

Union de la Tanganyika et de Zanzibar, la Tanzanie devient un pays indépendant et uni en 1964. Avec ses 41 millions d’habitants, la Tanzanie est un pays d’Afrique de l’Est très jeune où 1 Tanzanien sur 2 a moins de 20 ans. Les Tanzaniens parlent le swahili, mais la plupart (en tout cas à Dar Es Salaam) parle l’anglais.

Dodoma est la capitale administrative du pays, mais toute l’activité économique a lieu à Dar Es Salaam. Le pays est partagé entre chrétiens, musulmans et hindouistes, sauf à Zanzibar où les musulmans sont majoritaires à 95%. Kikwete est le président de la Tanzanie depuis décembre 2005 et il a l’air plutôt apprécié pour ses vertus pacifiques assez rares dans la région.

Pour ce qui est de Dar, c’est une ville agréable, pleine de vie et de surprises. De par sa population de quelques trois millions d’habitants et son statut de deuxième port de l’Afrique de l’Est, Dar Es Salaam est la plus grande ville de Tanzanie. Le mélange africain-arabe-indien donne à la ville une ambiance très particulière et apaisante. Contrairement à ce que l’on a pu lire sur le site du ministère des affaires étrangères, nous nous sentons en sécurité ici. Les Tanzaniens sont vraiment gentils et serviables, et leurs sourires permanents rendent nos journées encore plus belles. Hier nous sommes allées au marché de poissons. Quel spectacle ! Nous sommes restées 30 minutes assises dans un coin à admirer cette agitation au port. Les hommes pêchent, les femmes coupent le poisson, certains vendent, d’autres négocient… bref, un bourgeonnement de vie! Les quelques photos ci-dessous, je l’espère, vous imprégneront de la vie tanzanienne ici à Dar… il ne manque plus que l’odeur pour s’y croire vraiment !

Héloise

.

.

.

ARRIVEE MOUVEMENTEE ! (9 juin 2012, jour 1)

Jambo !

Nous sommes bien arrivées ce matin après 18 heures de voyage et quelques petites frayeurs dues aux retards répétitifs de nos 3 avions. Quelle joie de voir le jaune fluo de nos bagages à l’aéroport de Dar Es Salaam, alors qu’on nous avait certifié qu’ils étaient restés bien au chaud à l’aéroport d’Amsterdam !

Journée installation et découverte de Dar Es Salaam, où il fait particulièrement froid aujourd’hui selon notre chauffeur de notre taxi (30 degrés..!). Cette arrivée a malheureusement été marquée par l’absence de Radia, qui nous rejoindra dans deux semaines et que nous attendons avec impatience !

Bonne nouvelle pour terminer, nous avons gagné la bourse de la mairie de Paris ! Nous avons donc réussi à financer deux tiers de notre voyage grâce aux bourses !

A demain pour un petit topo général sur la Tanzanie et Dar Es Salaam !

Léa & Juliette

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s